Il
commençait seulement à parler quand un jour,
dans la maison de banlieue appartenant à sa famille,
importuné par les cris des grenouilles, il leur ordonna
de se taire, et depuis lors, dit-on, les grenouilles ne coassent
plus dans ce lieu.
Pendant qu’il déjeunait dans un bois, un aigle
vint subitement lui arracher le morceau de pain qu’il
tenait, puis, après s’être envolé
bien haut, redescendit tout à coup, doucement, et le
lui rendit…
M. Cicéron, en accompagnant au Capitole C. César,
racontait à ses amis le songe de sa nuit dernière
: il avait vu un enfant aux traits nobles descendre du ciel
suspendu à une chaîne d’or, s’arrêter
devant les portes du Capitole et là recevoir un fouet
des mains de Jupiter ; or, un moment après, voyant
soudain Auguste, que la plupart ne connaissaient pas encore
et que son oncle César avait fait venir au sacrifice,
il affirma que c’était précisément
lui qu’il avait vu paraître durant son sommeil. (Suétone XCIV).
Nommé
gouverneur de Macédoine en 60-59 av. J.-C., le père
d’Octave mourut brutalement à son retour en -58,
à Nola, ville de Campanie formant un triangle autour
du Vésuve avec Naples (tombeau de Virgile) et Pompéi
(où l’on retrouva le carré Sator), la
même ville où Auguste ira mourir soixante et
onze ans plus tard (on lui élèvera un temple).
Octave vécut alors chez sa grand-mère maternelle,
Julie (la sœur de César), jusqu’à
sa douzième année. Quand elle mourut, ce fut
lui (brillant comme Jésus !) qui prononça son
éloge funèbre devant les citoyens romains et
ses amis, dont le plus important, Marcus Vipsanius Agrippa,
issu d’une famille italienne relativement modeste, sera
son fidèle conseiller en matière militaire et
de génie civil.
En septembre 45, six mois seulement avant son assassinat,
Jules César rédigea l’ultime version de
son testament par lequel il adoptait Octave et lui léguait
les trois-quarts de ses biens.
Pour parfaire sa formation militaire et intellectuelle, Octave
avait été envoyé à Apollonie,
centre culturel grec, pas très éloigné
d’Actium qui scellera plus tard son destin dans une
grande bataille navale gagnée grâce à
la maîtrise d’Agrippa.
Durant sa retraite à Apollonie, Auguste était
monté, en compagnie d’Agrippa, à l’observatoire
de l’astrologue Théogène, qui commença
par prédire une brillante carrière à
son ami avant de se prosterner devant Octave en lui promettant
une destinée exceptionnelle. .. Auguste eut une si
grande confiance dans ses destinées, qu’il fit
publier son horoscope et frapper des pièces d’argent
portant le signe du Capricorne sous lequel il naquit. (Suétone XCIV)..