L’œil d’Horus
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’oeil d’Horus perce les secrets des mathématiques et de la voltige aérienne... L’oudjat, veut dire "complet" en égyptien parce que, au cours d’un combat, Seth avait arraché l’œil gauche de son neveu, l’avait coupé en six morceaux, et jeté dans le Nil. À l’aide d’un filet, Thot récupéra les morceaux mais il en manquait un, alors Thot le rajouta et rendità Horus son intégrité vitale.

Par la suite, l’oudjat devint donc symbole de lumière et de connaissance (l’œil du faucon qui voit et devine tout), d’intégrité physique, d’abondance et de fertilité. Et c’est ainsi, pour commémorer à tout jamais la lutte du Bien contre le Mal, et pour garantir la voyance totale, la fécondité universelle et de bonnes récoltes, que les scribes comptables égyptiens employèrent l’oudjat pour indiquer les fractions du heqat, unité de mesure de volume qui servait notamment pour les céréales, les agrumes et les liquides. Un heqat valait environ 4,785 litres, c’était la première unité de volume, une notion d’espace ouvrant la voie à autre chose que le plan à deux dimensions, par delà le Bien et le Mal.
Il est divisé en six parties qui correspondent chacune à une fraction de la série géométrique : 1/2, 1/4, 1/8, 1/16, 1/32, 1/64.
 

 

On retrouvera le nombre 64 (8x8), tout au long de notre parcours vital, dans de nombreux jeux aux origines très anciennes comme les échecs chinois, ou le jeu de l’oie romain, ou notre âge moyen de la retraite.

 
   
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Illustrations: Claire Terrenoire
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