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Mais,
si on fait la somme des fractions de l’oudjat on s’aperçoit
qu’elle ne fait que 63/64, et non 1 comme l’exigerait
la rigueur mathématique du point de vue occidental.
Est-ce si dramatique ? Non, bien sûr, et il y a certainement
une bonne raison à cela. Pour les Egyptiens, c’était
la part du scribe, le 1/64 manquant est le fameux liant magique
ajouté par Thot pour permettre à l’œil
de fonctionner. Pour moi il représentait toute la différence
philosophique entre l’Orient et l’Occident, le petit
détail qui fait que les choses ne se passent jamais comme
prévu, le charme de l’Orient qui dit oui avec 1,5%
de chances (1/64) que ce soit non. Et, en prime, elle est la belle Carmen de Catulle, Carmen 64...
Ce lien manquant est donc la constante qui permet à l’œil
d’Horus de se rattacher au chiffre 6, la lettre F, le premier chiffre parfait.
Non pas parce que Dieu aurait créé le monde en 6 jours,
ni parce que le chiffre de la bête de l’Apocalypse est
666, mais parce que les diviseurs de 6 sont 1, 2, et 3, et que leur
somme, comme leur produit, est égale à 6 : 1+2+3 =
1x2x3 = 6. C'est, du moins, ce que disent les mathématiciens, parce que cet F a bien un air de fin quand il s'enroule avec 9 autour de l'O pour faire FOI, symbole du yin-yang.
Un deuxième nombre intéressant est 14, le nombre de
parties du corps d’Osiris qui ont été retrouvées,
le " bout " manquant, le 15ème, n’ayant été activé
que par magie…
Quatorze, c’est le nombre de stations du chemin de croix mais
aussi le nombre de phalanges d’une main. La somme des ses
diviseurs (1,2,7) ne fait pas 14, mais, comme il faut deux mains
pour applaudir, on trouve en 28 un deuxième nombre parfait,
dont les diviseurs 14, 7, 4, 2, 1 ont une somme qui, elle, fait
28. C’est-à-dire qu’on peut toujours trouver
des propriétés superstitieuses aux nombres qui nous
intéressent, 28 est né des O ...
Mais
que dire du nombre 26, qui est un nombre unique, le seul placé
entre un nombre carré 25 (5x5) et un nombre cubique 27 (3x3x3),
entre le plan et le cube, la surface et le volume ? Le chiffre 26, le double de 13,
serait-il la porte d’entrée dans une autre dimension?
Serait-ce la porte du temps ou un passage acrobatique au travers
d’une " membrane " de vibrations réservées
aux initiés? Serait-ce le code du Dieu d’Akhenaton
(autour de 1380 av. J.-C.), le pharaon à tendance monothéiste
qui avait voulu révolutionner la religion en renvoyant le
trio sacré, Isis, Osiris et Horus, à l’anonymat,
mais sans succès devant l’inertie des institutions?
Je ne sais pas pourquoi mais ce pauvre Akhénaton et la belle
Néfertiti avaient toujours symbolisé, pour moi, le
combat face à la résistance des gens au changement.
Dans la tradition kabbaliste, YHVH est, dit-on, un nom de Dieu qui
ne se prononce pas, et qui a pour valeur numérique 26…
C’est, en degrés, l’angle de la grande galerie
d’accès à la chambre mortuaire du roi de la
pyramide de Khoufou (Khéops). Et c’est pratiquement
la durée d’une grande année cosmique (26'000
ans, à la part du scribe près).
Ces noms " cachés ", à l’instar du
dieu égyptien Amon qui signifie tout simplement " celui
qui est caché ", reflètent tout ce que l’humanité
met de rêves dans ce qui est mystérieux, ésotérique
et, finalement, magique. Un tel secret était intéressant
pour tous les ordres religieux, quelle que soit leur angle d’approche. Le pensator vous met sur la voie. |
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