Rennes-le-Château et l’abbé Saunière
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


A l’entrée de l’église dédiée à Marie-Madeleine, il y a effectivement un diable boiteux, le pouce et l’index de sa main droite forment un O (comme Octave ou comme Ovide ?), ses cinq doigts (V en chiffres romains pour désigner Virgile ou le nombre 5) de la main gauche appuyés sur son genou droit. Il ne fait guère de doutes que Saunière ait voulu représenter Auguste et sa corne de Capricorne, avec des yeux exorbités, “ habités d’une autorité divine ”.
Pour les photos, voir les sites relatifs à Rennes-le-Château.

’échiquier n’est pas absent, mais Saunière construisit un 64 cases, non pas un 25 cases, probablement pour orienter l’observateur sur le carmen 64 et le carré de 8 (8x8=64)...

Enfin, le tableau de Marie-Madeleine pleurant son Christ qui ne reviendra pas (c’est le sens du crâne qu’on retrouve dans de nombreux tableaux relatifs à la résurrection du Christ, ils voulaient indiquer que le crucifié était un homme comme un autre), ce tableau était donc la preuve que l’abbé avait conclu sur l’inexistence de Jésus-Christ fils de Dieu. Par ailleurs, le mal de crâne va bien au mont Golgotha (le mont du Crâne), surtout quand les énigmes sont difficiles à percer et qu'il faut se remuer les méninges!

Ce qui reste le plus joli dans cette histoire, c’est que les nombres sont là, symboliques. La tour Magdala a bien 22 créneaux, comme le nombre de chapitres de l’Apocalypse, et comme pour souligner un Y, la forme du crucifié sur une croix en T.

Et puis, le 17 R est à l’honneur. On dit même que la statue de Saint Antoine-Ermite, le moine sujet aux célèbres tentations, dont la fête est célébrée le 17 janvier, serait particulièrement éclairée ce jour-là (ce n’est pas fortuit, évidemment) par le soleil au travers du vitrail opposé. Et, pour couronner le tout, l’abbé Saunière est mort, officiellement, d’une attaque cérébrale (encore un mal au crâne, comme Virgile!) qui serait survenue le 17 janvier, et qui l’aurait définitivement emporté le 22. Mort le 22 janvier 17… Police, vos papiers ! Qui peut croire à ces " hasards et coïncidences " ?

Et, question subsidiaire beaucoup plus angoissante : qui l’a payé pour son silence, et qui l’a tué ? Ou bien, s’est-il suicidé pour jouer une dernière fois avec le Sator, comme Ovide ?
Né en 52 (+25 = 77) mort en 17 (+71 = 88), le 22, l’abbé ne pouvait rien trouver de mieux.

 
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Illustrations: Claire Terrenoire