Horace
est né en 64 av. J.-C. en Apulie, il est pratiquement
du même âge qu’Auguste mais en -44 (710) lors
de l’assassinat de Jules, il se range du côté
des républicains. Il est enrôlé dans l'armée
par l'un des meurtriers de César, Marcus Junius Brutus,
qui lui confie le commandement d’une légion à
la bataille de Philippes (en Macédoine). Le tribun militaire
Horace a alors 22 ans, la bataille se solde par la défaite
de l'armée républicaine face à Marc Antoine
et à Octave, et par le suicide de Brutus. Horace est
dépossédé de ses biens, il en retrouvera
une partie grâce à l’appui de Mécène.
Après l'amnistie, Horace revient à Rome, où il obtient un poste officiel de scribe au bureau des magistrats chargés des finances (scriba quaestorius), et se consacre à la poésie (début de composition des Épodes) jusqu’à la mort de Virgile, date à laquelle il bifurquera vers la philosophie (développement du concept déposé par Virgile).
Le 27 novembre de l’an 746 de Rome, onze jours avant son
anniversaire, Horace sera enterré sur la colline de l’Esquilin,
à proximité du tombeau de son ami Mécène
décédé deux mois plus tôt. Il était
dans sa cinquante septième année, ses dernières
paroles avaient été pour désigner Auguste
comme son héritier. Le “ double langage ”
aura duré jusqu’au bout.
Les œuvres d’Horace à visiter sont les Satires, les Odes, les Epodes et le Chant séculaire.
Voir le site Espace Horace et, notamment, les analyses de
Jean-Yves Maleuvre.