Publius Ovidius Naso (-43, +17) (711 – 770 de Rome)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ovide était de la jeune génération, vingt-sept ans de moins que Virgile, vingt-et-un de moins qu’Horace. Très brillant, ami des deux Julie, la fille et la petite-fille d’Auguste, réputées pour leurs mœurs galantes, Ovide avait cultivé une certaine légèreté qui lui avait été offerte par la renommée de l’Art d’aimer, publié en -1 (753). Son amie Julie I, la mère, avait été exilée l’année précédente, en 752. Il sera lui-même relégué en 761, en même temps que Julie II, la fille de Julie I, et personne ne l’aurait attendu là où je devais le rencontrer avec le Pensator. Dans ses Métamorphoses, il avait pourtant écrit : " L'homme est le seul être vivant dont le visage soit tourné vers le ciel ". Il y avait là matière à contester son étiquette de poète mondain et frivole, mais, plus que tout, ce fut pour moi une belle indication de son implication possible dans l’Apocalypse et l’Evangile. Même si certains de ses écrits le furent au premier abord, son génie était tout sauf léger et frivole. Sa participation à la défense de Virgile fut très certainement sa revanche sur tous ceux qui l’avaient abandonné et sous-estimé, tout autant que le reflet de sa haine du Prince qui l’avait puni à l’aune de ce qui l’avait auparavant favorisé.
Peu de temps après la mort d’Auguste, Julie I, née en 716 (-38), disparaîtra en 767 (+14) peu après l’assassinat par Livie/Tibère de son fils Agrippa le Posthume, qui avait lui aussi été exilé par Auguste. Ovide est mort peu de temps après son amie, en 770 (+17), et Julie II, née l’année de la mort de Virgile (735, -19), leur survivra jusqu’en 780 (+27) seulement. Paix à leurs âmes !
Toutes les fois qu'on parlait à Auguste d’Agrippa et de l'une des Julies, il s'écriait :
" Plût au ciel que je ne fusse pas marié et que je fusse mort sans descendance ", et ne les appelait jamais que ses trois plaies ou ses trois chancres.

(Suétone, vie des Douze Césars, Auguste).

Les œuvres d’Ovide sont toutes à lire, c’est clair, notamment l’Art d’aimer, les Fastes et les Métamorphoses, mais aussi les Tristes, les Pontiques, et Contre Ibis qui sont à décoder en gardant à l’esprit que l’auteur fut également celui du livre des Révélations, et qu'il était manifestement un génie.

Jeu romain avec Ovi dius, une anagramme pour le commencement de dieu (une histoire d’œuf) et bien d’autres quand les deux noms sont accouplés. Ovidius Naso, ça donne Iasus no divo que je traduis avec mon latin de pilote (ne prenez pas exemple) par Iasus, je vole dans le ciel.

Son nom donnait aussi duo visionas… Oui, duo visiones, deux visions, ce serait mieux. Mais alors Iasus deviendrait Iesus.
Et Sator, le semeur, deviendrait Soter, le sauveur. Auguste Sator terminait avec Cléopâtre (une Ptolémée) l'ère égyptienne d'Alexandre le Grand commencée avec Ptolémée Soter... Bigre ! Qui l’aurait cru ? Certainement pas Iaesus et ses 71+17 = 88 !

 


 

 

 

 
   
© 1996-2010 Haute Voltige® Productions. Tous droits resérvés
Illustrations: Claire Terrenoire