Publius Vergilius Maro (-70, -19 avant J.-C.) (684, 735 de Rome)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Virgile, dit le cygne de Mantoue, la ville où il est né, est le protégé de Mécène. Après avoir vu ses terres confisquées par les vétérans d’Octave suite à la bataille de Philippes, puis restituées par le triumvir, Virgile composera en l’espace d’une vingtaine d’années les Bucoliques, les Géorgiques, puis l’Enéide. Il est en travail depuis trois ans, et en voyage, officiellement pour mettre la dernière main à l’Enéide quand il tombe par hasard, à Athènes, sur son patron Auguste qui, lui, en compagnie de sa femme Livie, est de retour d’un long périple en Orient où il a rencontré Hérode en Judée, puis s’est fait initier aux mystères d’Eleusis.
Les historiens disent que Virgile venait juste de quitter Rome pour la Grèce quand il serait tombé malade et aurait rencontré Auguste dans la capitale grecque « par accident ». Ce dernier embarque Virgile sur son bateau, le poète décède en arrivant à Brindes, en 19 av. J.-C. Evidemment, la mort de Virgile est suspecte, et par ses larmes Auguste ne prouve pas son innocence.

Auguste avait commandé à Virgile, en -29 (725), une oeuvre majeure retraçant l’histoire de Rome jusqu’à son avènement. Virgile s’y était appliqué, mais la fin n’était pas conforme aux désirs de Jules César Auguste, J.-C. Auguste. En effet, le poète avait tout simplement mis en scène l’arrivée de l’enfant de l’Age d’Or, J.-C. Jésus-Christ, ce qui était non seulement inacceptable pour l’ego d’Auguste qui était déjà fils du Divin César, mais portait un potentiel phénoménal de déstabilisation politique de Rome et de la Palestine, alors sous la férule d’Hérode (20 ans avant J.-C.).

Notre affirmation est que Virgile fut poursuivi par Auguste jusqu’en Palestine, où Virgile voulait repérer les lieux pour la fin de son Enéide, et qu’il aurait vraisemblablement été retrouvé par les sbires d’Auguste en Egypte, plus précisément à Alexandrie, avant d’être rapatrié en Italie via Athènes pour être empoisonné.
Sur demande d’Auguste, l’Enéide sera officiellement achevée par deux poètes amis de Virgile, Varius Rufus et Plotius Tucca. On fera grand battage de la demande de Virgile de brûler son œuvre, demande refusée par Auguste et ses amis. Varius mourra quatre ans plus tard, Tucca, je ne sais pas, mais de nombreux poètes se révoltèrent, dont Tibulle qui mourra dans l’année, Horace qui prendra la suite de Virgile pour la rédaction de l’Apocalypse et de la protection du concept qu’il avait développé avec celui qu’il appelait « la moitié de son âme ». Quel concept ? Le concept d’amour total, la bonne nouvelle, l’histoire de Jésus.
Voir l’excellent site de Jean-Yves Maleuvre sur l’assassinat de Virgile et le Cercle des poètes disparus http://perso.wanadoo.fr/virgilmurder/

Les œuvres de Virgile qui nous concernent sont, bien évidemment, les Bucoliques, les Géorgiques, et l’Enéide. Je vous recommande le site de la Bibliotheca Classica Selecta, notamment l’hypertexte qui me fut bien utile dans mes recherches à l’époque où je ne savais pas où j’allais.

Virgile est le créateur du concept d’amour divin, développé avec Horace. Ovide est le rédacteur final de l’Apocalypse et de l’Evangile mais quel était le I.-C. de l’œuvre de Virgile ? Certainement différent de celui d’Ovide qui avait repris l’idée de ses deux prédécesseurs.

Beaucoup de questions restent posées mais, au jeu des anagrammes de Vergilius Maro, vous ne sauriez manquer celles qui renvoient sur la nouvelle Jérusalem ou la Vierge Marie… Virgo Irusalem … A l’époque romaine, c’était un jeu, aujourd’hui aussi.

 

 


 

 

 

 
   
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Illustrations: Claire Terrenoire